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20 conseils de campagne qui ont traversé les âges – Lettre de Quintus à son frère, Marcus Cicéron (64 av. J-C)

Le Petit Manuel de la Campagne Electorale

Il s’agit d’une lettre rédigée par Quintus* à l’attention de son frère, le bien connu, Marcus Cicéron.
Ciceron est connu des livres d’histoire pour ses nombreux écrits. Ceux-ci ont permis aux historiens de la Renaissance de se familiariser avec la philosophie grecque. Il est aussi considéré comme le premier avocat. Ses discours sont des exemples d’éloquence et de rhétorique.

Revenons à notre cher Quintus, le petit frère. Celui-ci apprend que son ainé se présente aux élections consulaires. Lui-même étant politicien, il lui écrit une lettre afin de théoriser sur une campagne politique type.

 

*Il existe des doutes quant à l’attribution de cette lettre à Quintus. Pour vous et moi, ça n’a pas grande importance… mais cela semble important pour certains experts alors vous voilà informés.

Le Candidat

1. Pose-toi les bonnes questions

Je vois deux raisons à ce conseil:

1.  Penser fréquemment à l’implication de sa position, à son environnement et à la personne que tu es. Dans une campagne, on est si vite dépassé par l’organisation qu’il est bon de se dégager du temps pour « penser ».

2. Méditer sur les raisons fondamentales de sa candidature pour ne pas se perdre plus tard. Exemple: à quel point es-tu motivé? Quel est ton but? Le mérites-tu? Dans tous les livres de développement personnel, ils recommandent un rappel journalier de ses objectifs. Devant le miroir en se lavant les dents, chanté sous la douche ou écrit dans votre journal, toutes les techniques sont bonnes. 

 

Réfléchis à ces trois points : de quelle cité il s’agit ; à quoi tu candidates ; quel homme tu es. Presque chaque jour en descendant au forum tu dois méditer sur ces thèmes : « je suis un homme nouveau ; je suis candidat au consulat ; il s’agit de Rome ».
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

2. Entoure-toi !

Quintus distingue trois types de profil de personnes dont il faut s’entourer.

  • De tes amis. Assure-toi d’être vu en leur compagnie.
  • De ceux à qui tu as rendu service, c’est le moment de les solliciter.
  • De ceux qui souhaitent avoir une emprise sur toi. C’est le moment de commencer un échange de faveurs.

 

Ensuite, fais en sorte qu’on voit bien le nombre de tes amis et de quelles sortes de personnes il s’agit (…) Aie soin de tenir bien en main ces atouts, en travaillant, par des avertissements, par des sollicitations, par toute sorte de moyens à faire comprendre à ceux qui ont une dette envers toi, et à ceux qui veulent t’obliger qu’ils n’auront aucune autre occasion, les premiers, de te témoigner leur reconnaissance, les seconds, d’atteindre leur but.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

3. Trouve des appuis

Ciceron n’est pas un homme de noblesse, mais il est un homme d’action connu pour sa verve (avocat), son frère le pousse à revendiquer ses qualités auprès des nobles, des gens d’expérience et de ceux ayant plus de notoriété.

Vous verrez souvent des sportifs, des écrivains et autres apporter leur notoriété à une liste politique.

 

Également, ce qui semble pouvoir beaucoup aider un homme nouveau, c’est la sympathie des nobles et surtout des anciens consuls ; il est utile que par ceux au rang et au nombre desquels on veut parvenir, on soit jugé digne d’atteindre ce rang et de figurer dans ce nombre.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

4. Renseigne-toi sur la concurrence

Quintus va décrire les deux principaux concurrents de Marcus, Antonius et Catilina (qui sera le principal sujet des Catilinaires, discours ayant pour but de l’accuser de conspiration).

 

5. Jurisprudence et chance — quelles sont les habitudes de vote de votre circonscription ?

A priori les chances de Marcus Ciceron ne sont pas terribles… Il a devant lui deux nobles, qui, de par leur titre, sont plus à même d’être élus. Or, l’un manque de caractère et l’autre est un tyran. Quintus pense que par ses qualités, son frère se démarque largement. Il rappelle également à son frère qu’il n’est pas le premier dans sa situation.

En ce qui vous concerne, renseignez-vous sur les habitudes de vote … Faites votre profil et regardez pour chacun des points s’il y a jurisprudence. Si vous êtes une femme: y a-t-il déjà eu une femme élue maire? Quel est le sentiment général des anciens conseils sur la parité homme/femme? … Faites de même avec la religion, les origines, l’âge, la famille (nobles, propriétaires terriens, notoriété/apparenté) etc.

 

Combien est plus favorable la fortune qui t’est accordée dans ta campagne, que celle échue il y a peu à Caius Coelius, homme nouveau également ! Celui-ci était candidat contre deux hommes de la plus haute noblesse, et chez qui pourtant tous les autres titres étaient plus précieux encore que cette noblesse même : les preuves du plus grand talent, la plus haute moralité, une infinité de services rendus, une parfaite connaissance et une pratique accomplie des campagnes électorales ; et pourtant Coelius a battu l’un des deux, alors qu’il lui était très inférieur par la naissance, et ne lui était supérieur presque en rien.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

La stratégie

6. Les trois raisons pour lesquelles on vote pour toi

  • Les services rendus
  • Les espérances
  • La sympathie

 

(1) Par de très petits services, on amène autrui à penser qu’il y a matière à apporter son soutien dans les élections : à plus forte raison ceux dont tu as obtenu le salut (et tu peux en compter en très grand nombre) ne doivent-ils pas manquer de comprendre que s’ils ne s’acquittent pas envers toi en cette occasion, ils n’auront jamais l’approbation de personne. Cela étant, il faut pourtant les solliciter et les amener à considérer que c’est nous, à notre tour, qui semblons en situation de nous lier d’obligation envers ceux qui jusqu’à ce jour l’ont été envers nous.

(2) Quant à ceux qui sont tenus par des espérances – et ce genre d’hommes s’applique encore plus à rendre service – fais-leur bien voir que ton aide leur est offerte et à disposition, et enfin bien comprendre qu’ils ont en toi un observateur appliqué des services qu’ils te rendent, qu’il soit bien clair que tu vois parfaitement et notes bien ce qui te vient de chacun.

(3) Reste le troisième genre de soutien, le soutien spontané, qui devra être consolidé par des témoignages de reconnaissance, par l’adaptation des propos aux raisons pour lesquelles chacun semblera te soutenir, par la manifestation d’une sympathie réciproque, par la perspective offerte de voir l’amitié conduire à la familiarité et à l’intimité.

Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

7. Sois stratégique pour étendre ton réseau

Cible la bonne personne pour être introduit dans un nouveau réseau. Elle te fera connaître de dizaines voire de centaines d’autres personnes.

 

Ensuite, tu devras prendre en considération la ville tout entière, tous20 les collèges, cantons et quartiers ; si tu parviens à te lier d’amitié avec les principaux personnages de ces entités, par leur entremise tu tiendras facilement tous les autres. Puis fais en sorte d’avoir en tête et en mémoire une vue d’ensemble de toute l’Italie.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

8. Va vers la Jeunesse

Quintus reconnaît volontiers qu’ils ont une énergie nécessaire. Porte-parole volontaires, on peut compter sur leurs idéaux.

 

De fait, le soutien des jeunes gens, quand il s’agit de solliciter les votes, de rendre des visites, de porter des messages, est incroyablement important et prestigieux.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

9. Témoigne de la reconnaissance

C’est un point majeur dans une campagne politique. Que vous soyez la tête de liste ou non, vous êtes probablement entouré de personnes prêtes à vous aider. Votre famille, vos amis, ils ont font autant que vous. Soyez reconnaissant, ils sont votre meilleure chance et vos plus grands alliés. Recevez-les à diner, offrez-leur le restaurant, jouez au foot ensemble, à chaque groupe ses coutumes. Mais n’oubliez pas de le faire.

 

10. Méfie-toi des gens hostiles

  • Ceux à qui tu as fait du tort
  • Ceux qui ne t’aiment pas sans raison particulière
  • Ceux qui sont amis avec tes concurrents

Pour chacun d’eux, élaborez une stratégie d’approche. Préparez-vous à la rencontre.

 

Vis-à-vis de ceux à qui tu as fait du tort en plaidant contre eux pour un ami, tu devras te disculper franchement, évoquer les liens qui t’y contraignaient, leur faire espérer que pour leurs propres affaires, s’ils deviennent tes amis, tu les soutiendras pareillement et t’acquitteras du même devoir envers eux. Ceux qui ne t’aiment pas sans raison particulière, tu devras, soit en leur rendant service, soit en le leur laissant espérer, soit en les assurant de ton soutien, travailler à leur faire quitter cette mauvaise disposition à ton égard. Envers ceux dont la sympathie t’est plus ou moins aliénée en raison de l’amitié qui les lie à tes concurrents, tu devras employer également les mêmes procédés que précédemment, et, si tu parviens à le faire croire, montrer que tu es bien disposé à l’égard de ces concurrents eux-mêmes.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

11. Sors et va à des évènements

Règle numéro 1 de la campagne électorale: être vu!
Fête de quartier, marché, assemblée, volontariat… sur base du profil de votre électorat, établissez un calendrier des sorties.

 

Tout d’abord, tout ce que tu fais pour lier connaissance avec les gens, fais-le bien voir pour que tous s’en rendent compte, et multiplie l’effort pour développer chaque jour ces connaissances ; à mon avis, il n’y a rien de si propre à susciter la faveur populaire et la reconnaissance.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

12. Sois courtois à défaut d’être flatteur

Quintus parle ici de flatterie. Distinguant « vie normale » et campagne politique, il justifie une telle pratique par les excellents résultats qu’elle occasionne.

Cependant… la flatterie n’a plus trop le vent en poupe. Il s’agit toujours de dresser un rapide profil de votre interlocuteur. A défaut, choisissez la courtoisie.

 

 

Ensuite, ce qui n’entre pas dans ta nature, mets-toi bien dans l’esprit qu’il faut feindre de manière à paraître le faire naturellement. Ainsi, tu ne manques aucunement de l’affabilité qui convient à un homme bon et aimable, mais il est très nécessaire de savoir flatter, chose qui, si elle est vicieuse et honteuse dans les circonstances ordinaires de la vie, est en revanche indispensable dans la campagne électorale ; de fait, lorsqu’elle corrompt autrui par complaisance, c’est une chose immorale, tandis que lorsqu’elle ménage des amitiés, elle n’est pas tant condamnable, et elle est même indispensable au candidat, dont la physionomie, la figure et les propos doivent évoluer et s’adapter à la pensée et à l’intention de tous ceux dont il s’approche.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

13. Sois présent autant que faire se peut

Si on peut comprendre qu’une présence constante était nécessaire en pleine campagne à l’époque, avec nos moyens de transport actuels et la démocratisation des moyens de communication, nous ne sommes plus tenus à la même rigueur. Cependant, ne vous éloignez pas trop longtemps…

 

Quant à la présence constante, il n’y a pas besoin de précepte, la notion même dit assez ce dont il s’agit ; il est certes puissamment utile de ne jamais quitter la ville, mais à être constamment présent on gagne non seulement d’être toujours à Rome et sur le forum, mais de faire campagne constamment, de s’adresser souvent aux mêmes personnes, et d’éviter que quiconque (autant que possible) puisse dire qu’il n’a pas été sollicité par toi, et sollicité avec insistance et application.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

14. Sois généreux

Que ta campagne politique soit à l’image de ton futur mandat : « (fait) avec zèle et bonne volonté ».
Nous sommes tous attirés par les personnes à qui l’abondance sourit. Elle n’est pas forcément financière. Soyez énergique, choisissez vos mots adéquatement et faites un tour du côté du langage corporel: gestes amples et autres attitudes vous aideront grandement.

 

En effet, les gens ne veulent pas seulement qu’on leur fasse des promesses, surtout quand ils sollicitent un candidat, mais encore qu’on leur promette d’une manière généreuse et qui témoigne de la considération.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

15. L’art de refuser ou de ne pas refuser

Quintus l’explique parfaitement dans ses mots alors je vais les utiliser :

« (…) Tout ce que tu ne peux pas faire, ou bien tu le refuses avec grâce, ou bien tu ne le refuses même pas du tout : le premier est le fait d’un homme bon, le second d’un bon candidat. (…) — il faut le refuser avec courtoisie, en faisant valoir le lien qui te contraint, en manifestant combien tu en es désolé, en persuadant que tu te rattraperas en d’autres circonstances.

« J’ai entendu quelqu’un dire (…) que les propos de celui qui avait refusé de s’en charger lui avaient été plus agréables que les propos de celui qui avait accepté : ainsi les hommes sont-ils plus sensibles à la physionomie et aux paroles qu’au service rendu lui-même et à la réalité des faits. »

16. Mais en règle générale, ne refuse pas

Ça ressemble à peu de chose près à « Entre oui et non, dites oui, vous verrez bien plus tard ». Quintus explique alors que s’il y a conflit entre deux affaires, il est fort probable que naturellement l’une ou l’autre tombe à l’eau et que vous n’ayez jamais à justifier vos contradictions.

Mais qu’il s’agit de bien calculer quand même… Tout finit par se savoir.

 

(…) il ne refusait, disait-il, à personne, parce que souvent se présentait une circonstance faisant que celui à qui il avait promis ne recourait pas à ses services, et que souvent il se trouvait qu’il fût moins occupé qu’il ne l’avait pensé ; et il ajoutait que ne peut pas se remplir la maison de celui qui accepte seulement autant qu’il considère pouvoir assumer ; que le hasard fait que se présente telle affaire à laquelle on n’avait pas pensé, mais que telle autre qu’on avait cru avoir entre les mains, pour une quelconque raison, n’aboutit pas ; enfin, que la dernière chose à craindre est que se fâche celui à qui l’on a menti.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

17. Travaille l’opinion publique

Assurez-vous que chacun connaisse vos qualités. À notre époque, on use et re-use du storytelling pour ces cas-là.

 

(…)tout cela de sorte qu’on dise et pense que tu connais bien tes concitoyens, que tu leur adresses la parole avec affabilité, que tu sollicites leur suffrage avec constance et application, que tu es bienveillant et généreux (…)
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

18. Prends soin des apparences

Quintus parle spécifiquement de la campagne, mais il est important que le candidat prenne aussi soin de lui. On met quelques secondes à se faire une opinion, un coup d’œil suffit donc !

 

Enfin, prends bien soin que toute ta campagne soit pleine de pompe, brillante, splendide, populaire, qu’elle ait un éclat et un prestige parfaits (…)
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

19. Ne pas intervenir dans les affaires politiques en cours

Celle-ci est plus complexe. J’ai décidé d’écarter un certain nombre de conseils de Quintus dans ce résumé parce qu’ils n’étaient plus adaptés ou parce que leurs nuances auraient mérité une dissertation. Je laisse cependant celui-ci.

Il est évident que pour Quintus, pour qui une campagne était faite de faste, il était inopportun de prendre parti. Inutile de se mettre à dos les défenseurs d’une idée ou de l’autre.

Mais à notre époque, il s’agit de bien peser les avantages et les inconvénients de chaque prise de parole. Veillez juste à ne le faire que quand cela est nécessaire (quand cela fait partie de votre agenda ou que les actualités vous y obligent).

 

En outre dans cette campagne il faut veiller à ce qu’on fonde sur toi de bons espoirs politiques et qu’on ait de toi une opinion honorable ; cependant, il ne faut pas intervenir dans les affaires politiques pendant la campagne, ni au sénat ni en assemblée populaire.
Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

20. N’oublie pas tes objectifs

Lorsqu’on est candidat, on fait face – et je paraphrase Quintus – à l’hostilité, à la jalousie, à l’orgueil, aux procédés haineux et blessants.

Il faut donc «une grande intelligence et [d’]une grande habileté quand on se trouve plongé au milieu de tant de vices si divers, d’hommes de toutes sortes, pour éviter l’offense, éviter les cancans, éviter les pièges, et pour qu’un seul et même homme s’adapte à une si grande variété de mœurs, de propos et d’intentions. »

 

21. Ne reproche pas aux Hommes leur nature

Mais apprends à les connaître et déjoue leurs mauvais tours.
Ce conseil est de loin mon préféré. Vous allez rencontrer beaucoup de tension lors d’une campagne. Il ne tient qu’à vous de vous attarder ou non sur les émotions engendrées par les moyens de défense de tout le monde, y compris les vôtres.

 

Du reste je ne veux pas que tu leur mettes cela sous le nez de manière à paraître ourdir déjà une mise en accusation, mais pour qu’en faisant jouer cette crainte tu atteignes plus facilement ton objectif. (…)


C’est pourquoi, si nous restons en alerte autant que l’exige le prestige de l’entreprise, si nous mobilisons pour nous soutenir jusqu’au bout ceux qui sont bien disposés envers nous, si nous attribuons son rôle à chacun des hommes qui nous soutiennent et disposent d’influence, si nous faisons valoir à nos concurrents la perspective d’un procès, si nous faisons peur à leurs trésoriers et trouvons un moyen de brider leurs distributeurs d’argent, on peut arriver à ce qu’il n’y ait pas de corruption qu’elle n’ait pas d’effet.

Quintus, Petit Manuel de la Campagne Politique - 64 av. J-C

22. Ne prends aucun de ces points pour acquis

Quintus clôture en disant à son frère qu’il ne pense pas savoir plus de choses que lui, mais qu’au vu de ces occupations, toutes ces préoccupations sont probablement volatiles et indistinctes. Il s’est fait donc fort de les rassembler et les structurer pour une meilleure compréhension. Et qu’il invite son frère à corriger son « petit manuel de la campagne électorale » pour qu’il soit parfait.

Les siècles n’ont pas retenu la réponse de Cicéron à son frère, on ne saura donc jamais s’il pensait qu’il pût être complété.

En ce qui vous concerne, veillez à vérifier de temps en temps que vous couvrez tous les points.

 

Références:

– Quintus Tullius Cicéron, Lettre à mon frère pour réussir en politique, Les Belles Lettres, 2012

– François Prost, Quintus Cicéron : le petit manuel de la campagne électorale (Commentariolum petitionis), https://www.tulliana.eu/documenti/BindercommentariolumProst.pdf, consulté en Aout 2019

 

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